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PAYSAGES, RUINES ET HÉTÉROTOPIE

Artiste: HU Shu

16, place des Vosges 75004 Paris

DU 8 AU 31 MARS 2019 

OUVRT DU MERCREDI AU DIMANCHE DE 11H à 19H

VERNISSAGE LE 9 MARS DE 15H À 20H

Paysages, ruines et hétérotopie, est une exposition de l’artiste chinois HU Shu (胡枢/胡樞) dont les œuvres sont issues de la série picturale narration instantanée. ( 2017-2018 ).  L’artiste a été formé à l’atelier de Jean-Michel Alberola de l’École des Beaux-arts de Paris. 

 

Les enjeux de l’exposition sont la narration et la fiction, l’hétérogénéité de la temporalité et de la spatialité dans le paysage pictural, la re-interprétation du « modèle ruiniste », et l’esthétique dans la création d’art contemporaine.

Le paysage est cosa mentale, la psychanalyse, le mysticisme étaient précoces dans l’intelligentsia européenne,  le paysage dans l’art ou dans la littérature devient un espace fictif, idéalisé, spirituel, intime. La temporalité, la spatialité du paysage fictif dans la peinture ou la littérature sont totalement différenciées de celles de la réalité en représentant leurs hétérogénéités.  L’autonomie, la fantaisie et la perception de l’artiste ou de l’écrivain y dominent. Cela évoque  l’hétérotopie : « des espaces des autres »,  une notion spatiale créée par Michel Foucault dans Les mots et les choses (1966).  

 

À travers le paysage mystique, transcendant, HU Shu interroge sur la relation complexe de la narration, la mémoire ambiguë, le motif déjà vu et la perception. Pierre, herbe, tribu, feu de camp, ruine industrielle, vestige antique, le montage des motifs fictifs de HU Shu dans ses dessins est arbitraire, spontané, spirituel, est proche de stream of consciousness. Ses inspirations s'enracinent dans les romans de Italo Calvino et de Borges, influencées par les peintures de Tim Eitel et de Paul Noble. Les paysages de HU Shu évoquent la narration synchronique dans la peinture en comparaison de la diachronie dans la littérature. Les scènes préhistoriques, antiques, modernes ou postmodernes se superposent simultanément dans un dessin panoramique, l’artiste tente de provoquer une histoire linéaire et une notion de la spatialisation basée sur la géographie moderne. 

Pour Phoebe Clarke, « Les ruines, figures esthétiques, artistiques, historiques, politiques, touristiques interrogent tout à la fois le temps, l’espace, la mémoire, mais aussi la forme, l’œuvre ou son absence, sa destruction ou sa négation. » Olivier Schefer et Miguel Egaña interprètent les valeurs de l’esthétique contemporaine des ruines : « déconstruction de l’œuvre finie, fragmentation, formes de la disparition et de l’absence, autovandalisme, esthétique du désastre et des vestiges. » Un motif fréquent émerge dans les créations de HU Shu, il s’agit la ruine. On s’intéresse à la représentation, aux re-interprétations, à la valeur sémiologique et esthétique des ruines.